Efie. Efie. Efie.

Efie. Efie. Efie.
Chers confrères, ou consoeurs, d'infortune. Puisque nous sommes tous possédés par la passion de l'écriture, et l'amour salace de la fiction, je me suis dévouée, avec une extase jouissive des plus indécentes, à vous annoncer que les meilleurs sont de retours. Il faudra bel et bien se soumettre à la pérpétuelle volonté de la saison estivale, la morsure doucatre de skyrock , répend à nouveau son venin dans mes artères tiédes.

I AM BACK.

# Posté le mercredi 24 juin 2009 13:58

Chapitre 1 : Année de naissance? 1951.

Chapitre 1 : Année de naissance? 1951.
N'avez vous jamais entendu parler de cette fantasque période qu'était celles des années soixantes? Période de renouveau, de délire et de révolte contre le passé qui enserrait les moeurs d'une jeunesse qui ne rêvait que de paix et d'amour !
Adolescents utopiques, ils n'eurent point portés des slims mais ils arboraient déjà leurs perefcto, contrairement à notre jeunesse aussi effrontées que palement copiée, eux, ils étaient les pionniers, les premiers révolutionnaires, les nouveaux nés rockeurs, et les seuls à réellement croire à leur idée sans connaitre le poid d'un monde conventionné sur leurs épaules fraiches.

Venez mes amis, joignez vous à cette folâtre réunion, débauche des âmes, et sodomisation brutales des conventions frigides, il est temps de se laisser pénétrer par l'émoi hippy,en ne conservant aucun préservatif à notre raison.

E.


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# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:44

Modifié le samedi 12 septembre 2009 13:18

On a fait n'importe quoi, on efface.

On a fait n'importe quoi, on efface.


(Paris 23h30)

Je passe les portes transparentes. A vrai dire, je n'ai jamais apprécié les portes en verre, je l'ai ai toujours trouvé formidablement inutiles.Puisque fermer une porte signifie toujours que l'on veut cacher quelque chose ou quelqu'un. De plus, elles sont terriblement dangereuses, on risque sans cesse de s'y cogner, et de se défigurer à vie,simplement parce qu'une femme de ménage a trop bien fait son travail. Des portes vitrées dans un hopital relêve bien du grotesque.

Les portes en verre une fois passé, je monte ces escaliers que je connais par coeur, le lino jaune moutarde couine sous le talon de mes boots.L'odeur d'eau javel écorche la chaire palpitante de mes narines sang.Une odeur de mort qui rit à la geule des cons,et de moins cons.

Je finis par arriver.Les salauds ont encore réduit la taille des boxes. Le Vietman a fait ses morts.Mais ce soir, ce n'est pas un soldat que je viens chercher.

L'infermiére me regarde. Ma dégaine ne doit pas lui plaire.Sur son visage , les friperies de la fatigue,et les rides de la déception,triste petite personne.Je prononce le nom qu'elle attendait sans l'attendre. Enfin quelqu'un qui vient récupérer l'épave pense t'elle.Elle tire le rideau de tissu, ni beige, ni blanc, pour laisser s'exhiber la plus totale noirceur.

"Marianne... "

Elle relêve la tête, jolie comme un coeur sous son masque de victime.Contrairement à la rumeur, la beauté ne se perd pas sous l'effet de la cocaïne.Je vois bien dans son visage que déjà je l'ai décu, en n'étant pas lui.Mais ce soir, Marianne,il ne viendra pas.D'ailleurs,il ne reviendra plus jamais ma chérie.J'entend ta voix rauque qui ne te va pas.

" Where's Mick? "

Et je ris.Parce que je n'ai en réalité qu'une envie, c'est de t'en coller une. Tu refuseras toujours de comprendre que Mick ne viendra pas,que sa seigneurie ne peut même pas marcher jusqu'à l'entrée pour se vautrer tel un porc dans son vomi en attendant ta sortie ! Non. Parce qu'il est déjà trop à l'envers pour qu'on ai tenté de le montre aux toubibes.Ou alors peut être qu'il en rien à foutre de toi hein?

Oui, relêves toi Marianne, puisqu'on refusent de te laisser tomber.Prends donc ton petit sac noire,laisses moi te déposer ton manteau en lapin,noire également.Il ne reste alors que cette petite chose que j'aime tant. Tes longues méches blondes qui se répandent sur la fourrure ténébreuse.

On sort.Il fait nuit.On porte des lunettes.



# Posté le vendredi 09 octobre 2009 14:18

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 14:52

Nicotine Love.

Nicotine Love.
Paris. 21 octobre 2009.

Je suis pas folle ! Je suis pas folle je vous dis ! Pourquoi? Pourquoi ne m'écoutez vous pas ! Je ne suis pas folle... Je ne suis pas folle. La folie n'a pas atteint mon cerveau. Je, cet écran est une imposture totale ! J'existe, je parle , je vis ! C'est moi ! Moi, pas cette blonde horriblement magnifique ... Oui, c'est moi qui suis Lala.

Moi, seulement moi... Elle, elle est fause, elle n'est qu'un simulâcre de petite amie , un baptême faux et inventé de toutes piéce dans l'église de l'amour... Ca peut pas être elle sur cette photo d'album. Je devrais y être. Moi ...

Pourquoi m'enfermez vous ? Je vous dis que c'est moi. Elle, elle m'a tout pris, elle m'a tout volé, elle a tout dévoré, et tout digéré de ce qui constituait ma vie.Elle dort dans son lit,mais son lit a été d'abord le mien, le mien et le sien, nos deux unions semblaient pourtant permanentes dans ce linceuil ...

Mais j'me suis fait enterrer toute seule. Et, je ne t'en veux pas mon amour. Non, tout ce que je voudrais, c'est pouvoir encore te pardonner, pouvoir m'agenouiller devant toi, serrer tes genoux contre mes joues, et pleurer sur le tissu de ton jean... Toujours un peu trop rêche parce que ta mére ne met pas d'adoucissant...Elle, ne sait pas ca... Ou si, elle doit le savoir. Mais j'étais la premiére, l'originale, l'amante originelle...

Comme j'ai mal mon amour. Comme je souffre de te voir heureux. Je ne souhaite pas ton bonheur, je désire seulement retrouver ton affection la plus intime.Je t'aime tellement que mon amour devient souffrance.Et je veux souffrir encore de cette douleur esquise.

Ils ont fermé la porte, je suis enfermée , mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que je suis déjà prisonniére d'un supplice bien pire que celui des barreaux, des murs,et des serrures. J'allume ma cigarette qui tremble entre mes doigts. Mes mains étaient belles blotties dans les tiennes, mais ma peau douce est devenue séche, et fissurée, pleine de crevasses... Comme mon coeur, mon coeur.Le tabac envahi mes poumons. Tel l'unique vestige du gout de ta bouche emmêlée à mes lèvres.Mais tu n'es plus là , my love. Il ne me reste plus que l'amour de la nicotine.


E.

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 12:33

Le retour du passé sonnera les limites de notre avenir ma Bonnie.

Le retour du passé sonnera les limites de notre avenir ma Bonnie.

La jeune fille baladait son petit chien sur le trottoir.Les petites pattes du bouledogue domestiqué tapaient sur le bitume brulant sous la chaleur estival.Le bruit sourd résonnait,tonitruant dans la coupe de la chaleur torride.Elle rejeta ses cheveux épais d'un coup de main gracile.Les méches salies de poussiére texane claquérent au creux du ruisseau de sueur chaude qui croissait dans sa nuque frêle.Le liquide collant à l'odeur musqué dégoulina dans un crachat gluant tout au long de son échine,jusqu'à la fendure de ses fesses.

Abrutie par l'épaisse tiédeur, elle s'adossa contre un mur crasseux.Le plaquot arracha de petits morceaux de peau sur la chaire humide de ses épaules.Sans prendre garde aux picotements, elle tatonna et attrapa sa toute derniére cigarette au fond de son vieux soutien gorge.Aprés l'avoir allumé,elle expira,et marmonna d'une voix aigue.

" Saleté de misére"

Elle rattrapa le petit animal.Sa langue pendouillait dégageant une haleine fétide sur son menton en pointe.Il
crevait de chaud,sentant son coeur de la taille d'une grosse olive sur le point d'éclater.

"Toi aussi t'as chaud hein Missoury?"

Le chien ne répondit pas,bien sur.Elle se redressa,le bouledogue dans ses bras maigrichons.Elle était pied nus,mais la corne sous sa plante était si épaisse que les cailloux sur la chaussée ne l'atteignaient plus.Il devait être autour des six heures du soir, dans le ciel le soleil luisait comme une pêche fondante.

La jeune fille repoussa le petit portail peint d'un vert écaillé qui grinca. Elle monta les escalier de marbre, délicieusement froid.La voix grasse de sa domestique saoudienne lui parvint.

"M'mzelle Betty ! M'mzelle Betty ! "

Elle fronca les sourcils,qu'elle avait fort délavés.L'africaine au peignoire blanc s'avanca vers elle et tapota sa joue ferme.

"M'mzelle Betty ! Dans quel état v'vous êtes encor'mise? Votre papa va p'être content"

Elle fit la moue.

"Il est ici?

-Oui m'mzelle ! Il vient vous présenter quelqu'un m'zelle betty ! Mr Arthur Gallo miss Betty ! Un ami de votre papa ! "

Elle lacha le chien,qui décampa dans l'ombre de la haute maison victorie.La domestique zélée décrassa sa petite bouche des traces de nicotine noire avec son pouce.

"M'zelle si vot'papa vous vois comme ca !

-Mon père s'en fout... Il passe sa vie loin de ce trou ! Et il a raison !

-Faut pas dire ca Mam'zlle ! Votre papa vient vous annoncer une gra'de nouvelle !"

Elle gémis déjà agacée, et monta l'escalier.Elle se retourna et lanca.

" Suzanna ! Tu sais qu'elle est cette fameuse nouvelle?"

La domestique se retourna,son petit bonnet de travers sur ses cheveux crépus, un vestige d'une époque décédée et enterrée que cette Suzanna, elle fixa Betty, cette enfant maigrichonne aux oreilles décollées sous son carré blond de blé.Elle articula, d'une voix tremblante et admirative,de ceux qui parlent d'une chose dont ils ignorent tout mais qui leur semble énorme.

"Paris Mm'zelle... Paris."

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 14:45

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 15:20